GRAFFAUNE PIGEONS
Daco
Le long de la partie de l’avenue Carnot qui se trouve un peu après le rond-point Nelson Mandela jusqu’à l’angle de la rue du Chemin des femmes s’étend une longue fresque sur palissade de 70m x 2m intitulée Graffaune pigeons. Cette peinture a été réalisée en juillet 2023 au cours d’un atelier participatif effectué avec le centre de loisirs de l’école Léonard de Vinci. Ce projet a pu se concrétiser avec l’aide de Paris Sud Aménagement et l’encadrement du street artist DACO.
DACO, pseudonyme de Damien Collignon, est un artiste français originaire de la banlieue sud de Paris – il est né en 1980 à Palaiseau. Initialement formé dans des écoles de dessin, il a trouvé sa voie dans l’expression artistique du graffiti. Il a exploré divers styles dans ce domaine, débutant par du lettrage classique avant de se tourner vers le wildstyle pour sa complexité esthétique. Sensibilisé par le constructivisme russe pendant ses études aux Beaux-Arts il s’oriente très vite vers un style déstructuré, éclaté afin de se créer une identité visuelle, un style caractérisé par des compositions graphiques et géométriques, dynamiques et colorées. Ses terrains de prédilection sont les friches et les gros murs.
Ces dernières années, il a participé à de nombreux projets : fresques murales, réhabilitations d’Écoquartiers, réalisation de vitrines de restaurants, de boutiques, peintures pour des particuliers et des entreprises et au sein d’écoles, de médiathèques, peintures à vocations sociales dans des hôpitaux et des maisons spécialisées…
L’univers artistique de DACO est marqué par des couleurs et des formes qui transcendent le réel. À travers ses créations, il cherche à capturer le dynamisme des animaux, les représentant en mouvement. Ses œuvres se distinguent par un mélange de couleurs et une esthétique géométrique qui créent une atmosphère urbaine singulière où le graffiti et la faune – d’où le terme « graffaune » contraction de graffiti et de faune – se fondent dans un équilibre graphique. Il recherche le côté dynamique de la bête en plein mouvement, qui s’exprime, qui sort de la toile.
C’est ce que l’on retrouve sur la fresque de l’avenue Carnot qui représente, sur un fond bleu, quatre pigeons en vol au milieu de formes géométriques triangulaires de couleurs vives – blanc, rouge, jaune, noir… Les pigeons sont eux-mêmes très colorés, leurs ailes déployées sont d’un jaune vif strié de fils blancs, noirs et rouges. Leurs becs sont eux aussi jaune vif et leurs têtes gris clair. Le corps des pigeons se compose de stries moins flamboyantes que les ailes mais toujours de couleurs diverses, noires, bleues, blanches, brun clair. Leurs pattes sont noires. Les mêmes couleurs ont été utilisées pour le corps des pigeons et pour les motifs géométriques. Les oiseaux occupent le centre de la fresque et toute la hauteur de celle-ci et sont opposés deux par deux.
« Ma recherche, c’est l’évolution de l’animal dans la ville. Il faut tout envahir, la rue, les toiles… »