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FRESQUE STATION ATLANTE

Loïc Saulin

A la fin de l’été 2025 apparaît une peinture au sol sur le parvis de la Station Atlante rue Ampère. Elle mesure 5 m x 30 m. Elle se caractérise par la fluidité des formes et la gaieté des couleurs. Conçue par Loïc Saulin à la demande de Paris Sud Aménagement, propriétaire de la Station Atlante, elle est réalisée par Loïc et un ami. Ils utilisent de la peinture pour marquage au sol sur bitume, ce qui nécessite une grande dextérité pour obtenir la palette de couleurs voulue en utilisant les huit coloris offerts par l’industrie. 

Né en 1993, Loïc Saulin vit à Dijon ses vingt premières années. Il grandit entouré de bandes dessinées ésotériques comme l’Incal. Il étudie le dessin d’animation à LISAA, école d’arts appliqués et fréquente l’Ecole Arc-en-Ciel d’Antony pour pratiquer la BD. Il s’initie en parallèle au traitement d’images numériques. Il devient ainsi graphiste et bédéiste. Il participe à deux bandes dessinées en collectif et en publie deux : Le procès loufoque en 2005 et surtout en 2010, A bas les hommes-pigeon, une critique sociale humoristique et corrosive. 

En 2015, il séjourne à Berlin avec son épouse. Il abandonne la BD dont il est difficile de vivre et fournit des dessins à des revues franco-allemandes. Grâce aux loyers modérés, il peut louer un atelier et découvre les grands formats en peinture acrylique et bombe aérosol. Il commence à exposer à Berlin, Londres et Paris. Inspiré par l’exubérance et le foisonnement coloré de Kandinsky ou d’Albert Oehlen, il est à la croisée de courants comme l’abstraction lyrique, le futurisme ou plutôt sa version actualisée, le graffiturisme. 

Revenu en France, il habite Massy depuis 2018. En 2019, il expose à la médiathèque Hélène Oudoux son Excursion aux frontières de la Noösphère, c’est-à-dire de la couche pensante de la Terre. Depuis 2020, il pratique de plus en plus l’aquarelle. Il dispose d’un atelier d’abord au Carré d’Antony puis à la Fabrique culturelle à Palaiseau. Enfin, avec l’association Ô ville-âges, il s’installe dans des bâtiments d’entreprises inutilisés. Depuis novembre 2024, c’est la Station Atlante qui l’accueille.

En février 2025, Loïc Saulin expose Noösphère à l’Espace 181, à Palaiseau. Il y présente aussi le Noöspheroïd, une installation où il prend en photo les portraits des visiteurs avec une projection vidéo de couleurs sur leurs visages. En parallèle à ses activités de peinture et de vidéo, il anime des ateliers de BD sur temps périscolaire. 

La fresque au sol de Massy est la première qu’il réalise. Mais elle est caractéristique de son style, décrit ainsi par le site Rise Art : « On lit dans les peintures de Loïc Saulin ce qu’on y insuffle soi-même. La contemplation d’une de ses œuvres amène chacun à suivre un chemin, une histoire différente selon ce que les formes et les couleurs évoquent. Rien n’est figé, chaque forme peut changer d’apparence au gré du voyage et signifier successivement plusieurs idées où l’inconscient de chacun se révèle. »